La réglementation concernant la présence de plomb dans les munitions de chasse est amenée à évoluer
prochainement, s’orientant vers une interdiction à moyen terme. Les professionnels de l’armurerie vous
guident dans le passage aux balles sans plomb pour la chasse au grand gibier.

Vers une interdiction des munitions à plomb

La France est l’un des derniers pays européens à autoriser les munitions classiques à base de plomb.
En 2019, la Commission européenne s’est tournée vers son agence des produits chimiques pour un avis sur
l’usage des balles et cartouches de chasse et des accessoires de pêche en plomb.
L’agence de la Commission européenne propose d’interdire la vente et l’utilisation de chevrotines et des
balles de gros calibre à plomb d’ici à cinq ans et d’ici à dix-huit mois pour les petits calibres. Cette
proposition va être évaluée par son conseil scientifique et technique pour un avis attendu en 2022.
La chasse et la pêche font partie des derniers secteurs qui participent activement à la propagation de ce
métal, les autres secteurs ayant été contraints de supprimer le plomb de leurs produits depuis plusieurs
années. Il est déjà interdit en France de tirer au plomb dans les zones humides afin de protéger la faune et la
flore aquatique.
Le secteur de la restauration collective pourrait lui aussi faire évoluer ses pratiques et restreindre ses achats
à la viande de gibier certifiée sans plomb.

Balles sans plomb : quelle alternative choisir ?

Des alternatives aux munitions classiques existent. La majorité des industriels de la munition propose déjà
des gammes de produits sans plomb : balles en acier, en bismuth, en tungstène…
Certains n’ont pas attendu de voir la réglementation évoluer pour s’adapter.
Sologne, le fabricant français de munitions pour armes rayées, conçoit depuis 25 ans des ogives sans plomb.
La marque a été un précurseur sur le marché avec la première balle monolithique stable : la GPA (Grande
Puissance d’Arrêt). L’ogive entièrement constituée de cuivre permet d’obtenir une trajectoire maîtrisée.

Principe de fonctionnement de la GPA :
– D’abord, la déformation de la partie avant de l’ogive triple le diamètre du projectile, puis quatre
gros pétales se séparent et sont stoppés dans le corps de la bête ;
– Ensuite, l’arrière de la balle traverse l’animal. Sa sortie forme un orifice bien net qui limite les
dégâts sur la venaison et, en cas de mauvaise balle, facilite la sortie du sang et la recherche du
gibier blessé à venir.

Cette technologie d’expansion a démontré son efficacité et est adoptée par les chasseurs expérimentés et
les professionnels de la chasse, tels que les guides de chasse, les armuriers et les louvetiers.
La balle GPA, fabriquée par l’un des derniers encartoucheurs français, se révèle très efficace en battue.

Quelles sont les autres marques qui proposent du sans plomb ?

Aujourd’hui chaque marque a pris le virage du sans plomb et a étoffé sa gamme d’une ou de plusieurs ogives « verte ». Nous avons cité Sologne mais nous avons aussi Sauvestre en France et dans le reste du monde les grandes marques comme Geco, Winchester, Hornady, Sellier & Bellot, ….

Le Suédois Norma (www.norma-ammunition.com/fr-fr/) et l’Allemand RWS (www.rws-ammunition.com/fr/) proposent également des munitions de chasse sans plomb haut de
gamme. Les tarifs sont équivalents d’une marque à l’autre, cependant certains produits tardent à démontrer
leur efficacité sur le terrain.

Les conseils de l’armurier

À l’approche de la période des battues, l’équipe de l’armurerie Buffenoir propose un réglage gratuit de votre
lunette ou de votre point rouge dans le tunnel de tir long de 100 mètres attenant au magasin. Comme à
chaque modification du type de munitions utilisées, il vous est recommandé d’effectuer ce contrôle si vous
décidez de passer de munitions classiques à des balles sans plomb.
Réservez dès maintenant votre créneau entre le 15 septembre et le 15 octobre 2021 en cliquant ici lien vers
https://www.armurerie-buffenoir.fr/contact/ et repartez avec votre arme réglée et vos nouvelles munitions.

Cet article à été rédigé en collaboration avec La Ligne Rousse  www.lalignerousse.fr